Son œuvre se veut un acte de mémoire et un appel à la conscience. Il ne s’agit pas seulement de sauvegarder des images, mais de raviver une sensibilité collective : celle qui reconnaît la beauté dans l’usure, la valeur dans la trace et l’urgence dans le regard.
Dans cette optique, Joseph Durocher se reconnaît dans l’esprit de la photographie humaniste — une photographie du réel, sans artifice, attentive à la mémoire, à la dignité des lieux et à l’héritage discret du quotidien. Par la photographie, il invite à voir autrement : avec attention, respect et engagement.
Au-delà du patrimoine montréalais, qui demeure au cœur de son travail, sa pratique explore plus largement la relation entre architecture, mémoire et temps : ce qui persiste, ce qui se transforme et la manière dont les espaces bâtis continuent de témoigner de leur histoire.