Milton-Parc

Mémoires piétonnes

Milton-Parc est un quartier où j’ai habité à un moment charnière de ma vie — celui des études, des premières indépendances et des longues marches sans but. Ma mère y a habité longtemps après mon départ, et chaque visite ramenait avec elle un flot de souvenirs. C’est un quartier que l’on parcourt à pied, porté par la densité tranquille de ses rues et la présence constante d’étudiants. Avec le temps, j’y suis revenu, non plus pour y vivre, mais pour retrouver ce qui m’avait marqué : ses balcons ouvragés, ses maisons victoriennes, ses pignons pleins de caractère et bien sûr ses souvenirs familiaux. Aujourd’hui encore, c’est un territoire de mémoire, à la fois intime et urbain, que je photographie avec une fidélité discrète.

Entre pierre grise et vie étudiante

Niché entre le centre-ville et le Mont-Royal, Milton-Parc est un quartier à l’histoire singulière, où cohabitent patrimoine architectural et vie étudiante effervescente. Ses maisons victoriennes en pierre grise, ses corniches sculptées et ses balcons étroits témoignent d’un passé bourgeois métamorphosé par les générations qui s’y succèdent. À la fois dense et accueillant, le quartier reste l’un des rares endroits de Montréal où l’on peut marcher longtemps, en levant les yeux.

Les arches qui veillent

Sous les feuilles qui murmurent, le balcon victorien s’élève dans un élan tranquille. Ses arches peintes, fragiles et audacieuses, tracent un souffle ancien qui traverse encore Milton-Parc. Dans la lumière qui glisse sous la corniche, les boiseries sculptées chuchotent la patience d’un siècle révolu, veillant sur le quartier avec une douceur silencieuse.

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Orfèvrerie urbaine

Sous les toits du quartier Milton-Parc, cette façade sculptée déploie ses arabesques de bois comme une parure oubliée.
Les balcons suspendus, les frises délicates et les tuiles en écaille composent un théâtre immobile, où chaque détail raconte un art de vivre d’un autre temps.
Dans cette dentelle architecturale, le passé ne s’efface pas — il persiste avec dignité.

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L’éventail du temps

Sous le pignon bleu qui s’ouvre comme un éventail ancien, le balcon s’avance dans une lumière douce où s’entremêlent couleurs et souvenirs. Les boiseries fines, patinées par les saisons, laissent deviner la délicatesse d’un geste oublié. Ici, Milton-Parc respire à travers les traces patientes d’un siècle qui persiste, suspendu dans la beauté fragile de ses façades.

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Échos familiers

Photographier Milton-Parc, c’est revenir sur ses propres pas tout en redécouvrant le chemin.
Chaque façade croisée évoque un souvenir ou en crée un nouveau, dans ce quartier où le patrimoine ne se contente pas d’exister : il dialogue avec le présent.
Entre la pierre, l’ardoise et les couleurs vives, j’essaie de saisir ce qui demeure vivant — l’âme d’un lieu traversé autant qu’habité.

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